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Mutation agricole

La terre et son paysan, une protection mutuelle

Agriculture biologique, agriculture conventionnel, agriculture biodynamique, terra vitis, demeter, vin nature, vin industriel, …    A travers mon initiation à l’agriculture et plus spécialement à la culture de la vigne et du vin, j’ai pu être confronté à des méthodes toutes biens différentes. 

Né dans les années 80, je suis arrivé en pleine révolution verte où on nous promettait que toutes les personnes présentes sur terre allaient manger à leur faim. Dans les écoles on nous formait à pratiquer une agriculture intensive basé sur la consommation de produit phytopharmaceutique pour soigner nos plantes, d’engrais pour avoir de plus gros rendement et de machine de plus en plus performantes pour remplacer la main d’œuvre ouvrière. Tout cela afin de produire toujours plus et moins cher.

Et maintenant où en sommes nous ? Comment l’humanité réagit-elle à ce changement cultural et culturel? 

La partie émergée de l’iceberg

En France, les rayons consacrés à l’agriculture sont remplis toute l’année de produits frais et transformés qui nous font passer beaucoup moins de temps à cuisiner et jardiner, tout cela à des prix attractifs, qui nous permettent de mettre notre argent et notre temps dans d’autres domaines comme les voitures, les vacances, les loisirs…

La partie immergée de l’iceberg

Derrière cela, se cache 9 fois sur 10 des produits issu d’une agriculture intensive, extrêmement polluante où chaque agriculteur se bat chaque jour pour que son produit soit le moins cher possible en occultant les dégâts occasionnés sur sa personne, sur les consommateurs, sur l’environnement et même sa famille pour conserver son métier. 

Une guerre entre agriculteurs du monde entier fait rage sur ce modèle, les plus solides survivent en exploitant toujours plus de terre ou d’animaux (une amies m’a dit dernièrement que ces parents exploitaient 55 000 poules à 2, et non je n’ai pas fait de faute de frappe) et les autres disparaissent s’ils ne trouvent pas de marché en adéquation avec leurs coûts de production.

On nous montre une belle agriculture performante et respectueuse de l’environnement (je fais référence au salon de l’agriculture) et il se pratique essentiellement une agriculture intensive qui remplit nos assiettes à coup de marketing, axée sur des éléments contournant la réalité. 

Les dommages collatéraux sont sans appel après 40ans de déni des valeurs paysanne. Les sols sont déstructurés, érodés et pollués. Les taux de matière organique (le garde manger des cultures) sont au plus bas. Il est temps que l’agriculteur renoue de vrais liens avec le consommateur.

Au final, le consommateur, la nature et l’agriculteur y trouve de moins en moins leurs comptes. 

Mais à qui profite le crime ?  Je vous laisse le soin de chercher la réponse !

La riposte paysanne :

Depuis plus de 30 ans, des personnes se battent pour conserver et mettre en avant une agriculture artisanale privilégiant des valeurs nobles. Celle de produire des aliments sains, d’en vivre et de transmettre des terres saines à leurs enfants. J’ai rencontré certaine de ces personnes qui m’ont transmises ces valeurs et je mets toute mon énergie à essayer de produire des vins de grandes qualité et naturel. 

J’ai choisi pour cela de restructurer mes vignes sur un modèle d’agro-écologie, je me libère des pesticides de synthèse, je travaille mes sols pour ne plus utiliser d’herbicide, je met en place des engrais verts pour nourrir mes sols, réguler la quantité de raisin,  ...

Je suis en conversion vers l’agriculture biologique parce que c’est un label qui, pour moi, fait en général avancer l’agriculture dans le sens du respect de l’environnement et du consommateur.

Je me bats pour une agriculture créative où chaque paysan est un artiste et offre au consommateur un produit de qualité, de l’émotion, de la beauté et du rêve pour vivre en harmonie avec la nature.

Je fais partie de ces jeunes agriculteurs qui espèrent que la consommation peut évoluer vers une agriculture respectueuse de notre planète. Je ne voudrais pas laisser à mes enfants des terres ravagées par la folie et une forme d’esclavage moderne de l’Homme.

Je suis là, pour vous, pour vous accueillir sur mon domaine, pour vous décrire ce que je ressens en tant que vigneron et en tant que père qui cherche à protéger l'eau et la terre de mes enfants.

N'oublions pas que la nature nous fait vivre et que notre devoir est de la protégée, pour la survie de l’humanité.